Jsuis dans une bulle.
Je suis entre le vrai, le faux. Mon imagination, la réalité.
J'ai peur. C'est affreux, de voir le vide sous soi. Et d'être seul.
Plus t'es triste, plus tu prends de l'altitude. Tu planes. Tu t'eloignes, tu t'envole, tu t'enfuit. Loin. Du moins, t'essais. Car partout où tu poses ton regard, tu la voie. Véritée, terrible.
T'aimerais redescendre. C'est humain, d'avoir peur du vide. Mais si tu éclate la bulle, tu tombes. T'es impuissante, face à l'altitude. Tout ce dont tu es capable, c'est attendre. C'est difficile, long... sa te nargue. T'en peux plus, toi. Parfois, il te semble que tu te rapproches du sol. Tu distingues les visages, parfois moqueurs, menteurs, et plus rarement souriants. Mais aussitôt après, t'es dans les nuages, et t'as l'impression d'avoir rêvé.
Rêver. C'est ça, tu rêves.
D'ailleurs, la bulle explose. Tu tombes. Le paysage défile tellement vite que t'a pas le temps de voir. Ni de comprendre. Tu passes entre les nuages, pourtant tu n'es pas mouillée. Sa va vite, tellement vite que t'as l'imrpession que ton coeur va lacher. T'aimerais crier; mais tu ne peux pas. T'essais, mais la vitesse referme ta machoire. Elle te fait pleurer, aussi. Des larmes qui t'explosent les yeux mais qui s'envolent au dessus de toi, et s'évaporent.
Ton bras, où est passé ton bras? Tu ne le sens plus. Ni tes jambes, d'ailleurs. T'a l'impression d'avoir des fourmis dans tout le corps. Et tu as si froid... Un froid glacial, comme les lames des couteaux. Un froid qui t'enveloppe, comme une couverture. Tu veux t'en dégager, mais tu ne peux pas bouger. Le sol se rapproche, tu vas mourir. T'aperçois des couleurs vives, mais tu n'arrive pas à les distinguer. Tu te dit que c'est bientôt terminé. T'essais de fermer les yeux, c'est difficile mais t'y parvient, après quelques efforts. Et tu hurles, de l'interieur, jusqu'à ce que, enfin, tu enlaces la terre.
Tu gits, tu te demandes où tu es. Tu respires encore, il te semble. C'est bizarre. Tu trembles encore un peu, mais plus autant. T'hésites, puis ouvre lentement les yeux. Tu connais cet endroit. Les murs, la couleur de murs, les meubles, le miroir, au fond. Tu dévies le regard vers là où tu t'es posé.
Ce sont des draps. Tu ne les as jamais quittés.